Ce roman fait partie des classiques de la littérature à lire. Sa lecture m'a permis de continuer mon challenge classique

Ce roman se passe en Chine, sous l'empire de Mao. Les jeunes intellectuels sont envoyés dans les montagnes pour être "rééduqués". Ils vont découvrir le travail de paysans et oublier les bancs de l'école. 

Dans ce contexte nous découvrons Luo et le narrateur, deux "garçons de la ville" qui se retrouvent dans un petit village pour leur "rééducation". Ils vont devoir travailler dans les champs avec les villageois. Leurs parents sont des ennemis de la nation et ils n'ont que peu de chance d'être un jour libérer de ce village. 

A cette période, les livres sont interdis. Seul est autorisé le livre de Mao. Tout possesseur d'autres livres risque la prison. 

Un autre "rééduqué", le binoclard, vit dans un village voisin. Au cours d'une de leur visite, Luo et le narrateur se rendent compte que le binoclard à un secret: il possède une valise remplie de livres. Cela est totalement interdit. Avec divers échanges et manigances, les deux amis vont entrer en possession de ces livres et découvrir les classiques de la littérature française avec comme le titre l'indique Balzac. On fait ainsi le tour de nombreux ouvrages phares de notre littérature. 

Luo qui a des talents de conteurs va même raconter ces histoires auprès des villageois mais aussi auprès de la petite tailleuse chinoise dont il est épris. Cette jeune femme vit dans un village voisin et écoute avec plaisir les histoires que lui conte Luo. 

Ce livre est une histoire de littérature, d'amour et de révolution. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. L'environnement du livre, même s'il se passe dans les montagnes, n'a pas réussi à m'accrocher. Je suis contente de l'avoir lu pour ma culture générale mais je n'ai pas vraiment eu de plaisir à le lire. 

Ce livre dénonce tout de même la politique de Mao qui interdisait à son peuple toute curiosité envers les autres pays et leurs cultures. 

Synospis

"Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. A l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais: Dickens, Kipling, Emily Brontë... Quel éblouissement! Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara: avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde."

Balzac et la petite tailleuse chinoise de Tai Sijie
Retour à l'accueil