Il y a quelques mois, suite au coup de coeur d'Estelle du compte insta petite_lectrice, j'ai lu "Arrête avec tes mensonges" de Philippe Besson. J'ai beaucoup apprécié ce roman et surtout l'écriture de cet auteur qui ne mâche pas ses mots et n'hésite pas à appeler un chat un chat. Alors lorsque le représentant de sa maison d'édition m'a laissé une épreuve de son prochain roman, j'ai foncé. 

Ce roman fait clairement suite au précédent "Arrête avec tes mensonges" de Philippe Besson. Nous le retrouvons à l'âge de 21 ans alors qu'il sort d'un cursus universitaire de 3 ans. En septembre 1988, il rentre dans une nouvelle école à Bordeaux. Dès le premier jour, il va rencontrer Paul Darrigrand. Une bousculade et leurs regards se croisent. Va s'en suivre une histoire d'amour clandestine qui va profondément marquer l'auteur qui va aussi vivre pendant ces mois de graves problèmes de santé. 

Ce roman est écrit à la première personne. L'auteur nous raconte sa vie, sa jeunesse. On ressent très vite que cela va être une lecture intime et touchante. Ce livre m'a transporté dans un tourbillon d'émotions. J'ai été très touché par le questionnement de l'auteur qui ne cesse de douter sur le partage de cet amour. Les moments qu'il vit à l'hôpital sont aussi durs. On arrive à ressentir sa détresse à travers une écriture poignante.

L'auteur a une écriture réaliste, sans détour, coup de poing. Philippe Besson m'a tout simplement happé. J'ai lu ce roman d'une traite. Je n'arrivai pas à poser le livre. Il me fallait le finir et connaître la fin de l'histoire entre l'auteur et Paul. 

J'ai beaucoup aimé aussi le contexte. Nous sommes à la fin des années 90. Le sida fait des ravages. L'auteur en sera lui-même victime avec la perte d'un ami proche souffrant de cette maladie. 

Un roman, une autobiographie, une tranche de vie que je vous conseille fortement!

Synopsis

Cette année-là, j’avais vingt-deux ans et j’allais, au même moment, rencontrer l’insaisissable Paul Darrigrand et flirter dangereusement avec la mort, sans que ces deux événements aient de rapport entre eux. D’un côté, le plaisir et l’insouciance ; de l’autre, la souffrance et l’inquiétude. Le corps qui exulte et le corps meurtri. Aujourd’hui, je me demande si, au fond, tout n’était pas lié.

Un certain Paul Darrigrand de Philippe Besson
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